| Projet école |
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There are no translations available. La rançon de la notoriété dans un contexte difficile.L’école est le moteur de l’avenir harmonieux et durable de toute société. C’est pourquoi il est essentiel de développer celle d’Ibi pour assurer l’avenir des enfants et du pays. A Ibi se trouve l’unique école de la région et c’est ainsi qu’elle draine tous les enfants isolés sur le plateau des Batéké. Mais l’école d’Ibi n’échappe pas au contexte général caractérisant l’enseignement scolaire primaire et secondaire en RDC. C’est celui qui est décrit par Maurizio Vitullo dans une étude intitulée « Enseignement scolaire primaire et secondaire en République Démocratique du Congo, Des parents fort sollicités.Dans un contexte d’enseignement privatisé toute la charge se trouve reportée sur les parents qui sont obligés d’en assurer 80% du montant des frais. Beaucoup de parents n’y arrivent pas et on voit même des enseignants dont la situation matérielle ne leur permet plus d’envoyer leurs propres enfants à l’école. Le minerval trimestriel que les parents doivent payer à l’école couvre les frais d’assurance, d’équipement, de fonctionnement de l’établissement, l’achat du matériel didactique et un complément salarial des professeurs qui fluctue entre 15 et 150 dollars en fonction de la capacité des parents. Dans les villages, la contribution peut se faire « en nature » sous forme d’apport alimentaire. Epauler les enseignantsLes enseignants, mal payés et travaillant dans de mauvaises conditions, ne bénéficient d’aucune formation pédagogique continue et n’ont en fin de carrière aucune perspective de possibilité de bénéficier d’une pension quelconque. L’accès à la profession n’est plus garanti par le diplôme de l’Ecole Normale. Ce très pénible contexte ne soustrait cependant pas le corps enseignant aux obligations que l’Etat impose en matière de programme scolaire à suivre, ainsi qu’aux examens d’Etat prévus en fin de cycle primaire et secondaire. Signalons encore que le programme est identiquement le même sur toute l’étendue de la République, sans aucune possibilité d’adaptation régionale ou particulière en fonction de la finalité de l’enseignement à son environnement particulier. Pour améliorer la situation et prendre le problème à bras le corps, il faut améliorer la formation d’enseignants qualifiés, les payer décemment, construire, équiper les écoles et les entretenir. Le quotidien des élèves
Deux des six professeurs logent sur le site de l’école pendant la semaine ce qui les amène à prendre les enfants en charge, même en dehors des cours et à assurer leur surveillance. Cet état des choses qui n’était pas prévu n’est pas exempt de risques d’accidents divers compte tenu de l’ampleur des tâches. Les quatre autres enseignants font quotidiennement l’aller-retour jusqu’à chez eux grâce aux vélos dont le Service Laïque de Coopération (SLCD) les a équipés. Cette prise en charge matérielle améliore le quotidien de l’enseignant et contribue à la ponctualité de leur présence à l’école. Actuellement l’école compte à peu près 213 élèves en tout. Plus exactement 163 élèves fréquentent l’école primaire de référence d’Ibi. Les 50 autres qui sont en première année sont délocalisés dans leurs villages respectifs en trois établissements. L’école primaire d’Ibi remonte à 2004 et 6 enseignants y accueillent bon an, mal an 120 écoliers répartis en 6 classes couvrant ainsi tout un cycle primaire. Tout ce petit monde trouve sa place dans des classes précairement aménagées dans deux bâtiments positionnés dans une cour voisinant avec celui du dispensaire d’une part et de celui du bureau de GI-Agro d’autre part. Un dortoirPour motiver les parents des enfants des villages et fermes environnantes à leur donner une chance de s’instruire, il fallait les rassurer sur leur sort. A défaut de pouvoir transporter les enfants, l’école d’Ibi a décidé de construire un dortoir. C’est chose faite depuis septembre 2010, récemment donc, pour 77 internes âges de 6 à 15 ans, grâce au financement du Service Laïque de Coopération au Développement (SLCD). L’impact du dortoir sur le taux de scolarisation a été immédiat et sensible sur le site d’Ibi et environs puisqu’on est passé de 40,08% en 2008 à 80% en 2010. Des filles marginalisées ?« Eduquer une fille ou une femme, c’est éduquer toute une nation » disait Léopold Sedar Senghor. C’est également la conviction d’Ibi, et une de ses priorités. La scolarisation des filles est une des grandes préoccupations des responsables de l’école et le taux d’analphabétisme de ces élèves ne cesse d’augmenter malgré les efforts prodigués par l’alphabétisation paysanne. Les « petites » (1er degré primaire) posent aussi des problèmes parce que les parents de certains villages ne veulent pas envoyer leurs enfants loin de chez eux et se rabattent sur le choix d’un enseignement de proximité ce qui a pour effet de faire passer le nombre d’enfants non-instruits : 39,4% en 2008 à 52,1% en 2010. Les raisons de cette évolution inquiétante sont multiples et s’expliquent par le mariage précoce, le manque de moyens financiers et carrément l’éloignement par rapport à l’école d’Ibi.
Une prise en charge des petitsAu fur et à mesure qu’ils grandissent, les enfants se sentent bien à Ibi Ecole. Mais comment faire pour qu’il en aille de même pour les petits ? Ceux qui à 5 ans et à moins de 12 ans ne peuvent pas encore bien se prendre en charge, ni se nourrir ni s’habiller tout seuls ? GI-Agro avec le support du SLCD ont engagé une maman, disons de substitution. Qui se charge désormais d’entretenir les dortoirs, les lits et leurs draps, prend les élèves en charge quand leurs cours sont finis et qu’ils redeviennent tout simplement… des petits. Pour notamment responsabiliser les parents dans l’amélioration du quotidien de leurs enfants logeant au dortoir, les animateurs de GI-Agro leur ont demandé une participation financière symbolique.
Du matériel pour les classesBeaucoup de choses se font à l’école d’Ibi et se feront. Les structures se renforcent ainsi que les appuis. Mais les besoins sont multiples. Une liste de besoins vient de nous parvenir. L’énumération est variée à l’envi : globe terrestre, unités de mesure et poids, mètre compteur, chaine arpenteur, vélo pour enseignant, mousse pour dortoir, batterie solaire pour dortoir, ampoules, perforateurs etc. Pour y faire face les amis d’Ibi rejoignent les rangs de ceux qui s’y attèlent. Venez nous rejoindre soit en devenant membres de notre asbl en formation soit en envoyant vos dons à GI agro compte n° 210-0309334-53. |
| Last Updated ( Thursday, 23 December 2010 22:28 ) |
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